LE COMPLEXE 55555
Ces écrits constituent un portrait de ma route vers des théories contemporaines et leurs conclusions
plutôt étonnantes,conclusions auquelles je parvins seul,au point de désesperer d'avoir des interlocuteurs

Revenons au récit du village le 8 Juin 1944.
Partis de Montauban,avec des ordres aujourd'hui connus,et moins simples que ce qui était perçu à l'époque
Quinze mille hommes et leur équipement sont en pays qu'ils pensent maitrisé, courbant l'echine sous les lois du Maréchal et du caporal d'outre Rhin
Autour de Montauban,la férocité nazie s'est exercée à clouer sur place toute véléité de résister,ce qui ne tue pas la résistance,mais la multiplie
Les moyens d'information taisent la répression,et les nouvelles voyagent beaucoup par le bouche à oreille.
Dans mes souvenirs,les récits précis font défaut,mais une sourde terreur s'est insinuée dans nos esprits.Nous sommes tels des jeunes chats sauvages
prèts à bondir hors de la vue de la route 704 qui traverse le village,elle parcours le Limousin ,puis le Perigord et un bout du Quercy.
Elle est plus ou moins parallèle à la grande artère Paris Toulouse,la nationale 20.
C'est la route que du côté de Gourdon en Quercy,une partie des ss emprunte.
Sans doute pour être moins visibles d'en haut,et aussi parceque le paysage se prête mieux aux structures maquisardes.
Cette troupe doit en effet s'occuper des maquis du centre,un peu trop dangereux ,en arrière du front normand.
Jusqu'à Gourdon en Quercy,la nationale 20,le relief et la végétation ne sont pas complétement favorables aux actions de harcèlement.
Ensuite,ça change,des fôrets profondes,beaucoup de falaises en surplomb.
A l'annonce du débarquement, les hommes en armes sont trés visibles,et l'euphorie de la liberté rend chacune et chacun,et les enfants
joyeux jusqu'à l'imprudence.
Si les horreurs déja connues qui accompagnent les troupes nazies sont dans les têtes,rien n'est concret,et la prudence est en sommeil.
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